Éthique : Réflexion rationnelle sur les principes moraux, recherche de critères universels de jugement.
Morale : Ensemble des règles, normes et valeurs qui régissent le comportement humain dans une société donnée.
- Identifier le sens philosophique des termes
- Rechercher les différences essentielles
- Fournir des exemples concrets
- Montrer leur articulation
L'éthique est la science qui étudie les principes fondant la morale. Elle pose des questions comme "Qu'est-ce que le bien ?" ou "Qu'est-ce qu'un acte moral ?"
La morale est l'ensemble des règles de conduite admises par une communauté. Elle varie selon les cultures et les époques.
Exemple d'éthique : Le devoir d'utilité générale selon Kant. Exemple de morale : Les normes sociales concernant la politesse.
L'éthique est réflexive et universelle, tandis que la morale est normative et culturelle. L'éthique examine les fondements de la morale.
L'éthique est la réflexion philosophique sur les fondements de la morale, tandis que la morale est l'ensemble des règles pratiques de conduite.
• Distinction conceptuelle : Séparer les deux notions sans les opposer
• Exemples concrets : Illustrer avec des cas réels
• Articulation : Montrer comment elles s'interconnectent
Dilemme moral : Situation où une personne doit choisir entre deux options moralement problématiques.
Un tramway fonce vers 5 personnes attachées sur la voie. Vous pouvez actionner un levier pour le dévier vers une autre voie où une seule personne est attachée.
Utilitariste : Sauver 5 vies au prix d'1 vie (maximiser le bonheur). Déontologue : Ne pas agir intentionnellement pour causer la mort d'autrui.
Le dilemme met en lumière la tension entre conséquentialisme (résultats) et deontologie (devoirs).
Les dilemmes moraux révèlent les limites des systèmes éthiques face à la complexité des situations concrètes.
Le dilemme du tramway illustre la confrontation entre différentes approches éthiques : conséquentialiste et déontologique.
• Conséquentialisme : Juger l'action selon ses résultats
• Déontologie : Juger l'action selon ses intentions
• Complexité : Les situations réelles dépassent les cadres théoriques
Utilitarisme : Théorie selon laquelle le bien est ce qui procure le plus grand bonheur pour le plus grand nombre.
Déontologie : Théorie selon laquelle les actions sont morales en vertu de leur conformité à des règles ou devoirs.
Développé par Jeremy Bentham et John Stuart Mill. L'action est bonne si elle maximise le plaisir et minimise la douleur.
Développée par Emmanuel Kant. L'action est bonne si elle respecte une loi morale universelle (impératif catégorique).
Utilitarisme = résultats importants, Déontologie = intentions et règles importantes.
L'utilitarisme se concentre sur les conséquences, la déontologie sur les intentions. Ces deux approches offrent des perspectives complémentaires.
L'utilitarisme juge les actions selon leurs conséquences, la déontologie selon leur conformité à des règles universelles.
• Utilitarisme : Principe de maximum de bonheur
• Déontologie : Impératif catégorique
• Complémentarité : Les deux approches ont des mérites
Vertu : Excellence du caractère humain, disposition à agir selon la raison et le juste milieu.
Pour Aristote, la vertu est une disposition stable du caractère qui permet d'agir selon la raison. Elle est acquise par l'habitude.
La vertu est un juste milieu entre deux excès : courage = juste milieu entre témérité et lâcheté.
Tempérance : modération entre excès et insuffisance. Justice : équilibre entre don et réception.
La vertu aristotélicienne n'est pas un point fixe mais un équilibre dynamique entre deux excès opposés.
La vertu selon Aristote est une disposition excellente du caractère, atteinte par le juste milieu entre deux excès.
• Juste milieu : Équilibre entre deux excès
• Habitude : La vertu s'acquiert par pratique
• Raison : La vertu suit la raison pratique
Éthique de la responsabilité : Nouvelle éthique adaptée à l'ère technologique, axée sur la préservation de l'humanité future.
Hans Jonas développe cette éthique face aux dangers de la science et de la technique modernes (nucléaire, biotechnologies, etc.).
Agir de manière à ce que les effets de nos actions soient compatibles avec la préservation de la vie authentique sur Terre.
Alors que l'éthique classique s'adressait à des individus, l'éthique de la responsabilité concerne l'espèce humaine entière.
L'éthique de la responsabilité élargit la portée de la morale à l'humanité future, face aux risques technologiques.
L'éthique de la responsabilité selon Hans Jonas est une nouvelle éthique adaptée à l'ère technologique, centrée sur la préservation de l'humanité future.
• Responsabilité : Agir pour préserver la vie humaine
• Horizon temporel : Considérer les générations futures
• Nouveauté : Adaptation aux défis contemporains
- Éthique du devoir (Kant) : Agir selon des règles universelles
- Éthique utilitariste (Mill) : Maximiser le bonheur collectif
- Éthique de la vertu (Aristote) : Excellence du caractère
- Éthique de la responsabilité (Jonas) : Préservation de l'humanité
- La morale est culturelle, l'éthique est universelle
- Les valeurs morales guident l'action humaine
- Le dilemme moral révèle la complexité des choix éthiques
- La vertu s'acquiert par l'habitude et la pratique
- La responsabilité s'étend désormais aux générations futures